Gregory David Roberts – Shantaram


Australie, 1980. Lin s’évade de prison, et atterrit sous une fausse identité dans les rues fourmillantes de Bombay, où il espère disparaître. Il pénètre peu à peu le monde secret de la «ville dorée», où se côtoient prostituées et religieux, soldats et acteurs, mendiants et gangsters.

Fugitif sans famille, Lin cherche inlassablement à donner un sens à sa vie, d’abord en improvisant un dispensaire dans un bidonville, puis à l’échec de celui-ci en faisant ses premières armes dans la mafia de Bombay.
Mais les clés du destin de Lin se trouvent entre les mains de son mentor, Khader Khan, parrain de la mafia, à la fois criminel, saint et philosophe, et surtout de Karla, femme mystérieuse, belle et dangereuse dont Lin tombe follement amoureux.
Le lecteur a l’occasion de découvrir les multiples facettes de l’Inde a travers les fascinants personnages (autochtones et étrangers) de ce roman épique.
Shantaram ou comment attraper le syndrome de l’Inde sans y avoir mis les pieds…une découverte multi-sensorielle mais surtout pleine de réflexion.

Découverte, humour, philosophie et humanité.

A lire absolument… (critiqueslibres.com)

Un petit extrait de ce livre qui est de loin mon favori!

“Le bus roulait lentement entre des alignements d’immeubles de trois ou quatre étages. Les véhicules avançaient dans les rues avec une mystérieuse et merveilleuse fluidité – un ballet balistique de bus, de camions, de bicyclettes, de voitures, de charrettes, de scooters et de gens. Les vitres baissées de notre bus déglingué laissaient entrer les arômes des épices, des parfums, la fumée des diesels et l’odeur de la bouse de vache, mélange entêtant mais pas désagréable. Des voix venaient de tous les côtés, par­dessus les ondes d’une musique inconnue. A chaque carrefour, des affiches géantes faisaient la publicité des films indiens. Leurs couleurs surnaturelles défilaient derrière le visage bronzé du grand Canadien.
«Oh ouais, c’est bien plus sûr. Ici, c’est Gotham City, vieux. Les gamins des rues connaissent plus de trucs pour te piquer ton fric que le casino de l’enfer.
– C’est le problème des villes, a expliqué le plus petit. Toutes les villes sont pareilles. C’est pas seulement ici. C’est la même chose à New York, à Rio ou à Paris. C’est la même saleté et la même folie. Le problème des villes, tu vois ce que je veux dire ? Tu vas dans le reste de l’Inde et tu vas adorer. C’est un super pays, mais les villes sont vraiment foutues, je dois dire.
– Et ces foutus hôtels sont tous les mêmes, a ajouté son copain. Tu peux te faire arnaquer en restant simplement assis dans ta chambre à fumer un peu d’herbe. Ils ont des combines avec les flics qui viennent t’arrêter et te piquer tout ton fric. Le plus sûr, c’est de rester ensemble et de voyager en groupe, crois-moi.
– Et te tirer des villes le plus vite possible, a conclu l’autre. Nom de Dieu ! T’as vu ça ?»
Le bus venait de tourner dans un vaste boulevard bordé d’énormes rochers battus par la mer turquoise. Une petite colonie de huttes noires et délabrées s’étirait sur ces rochers, comme l’épave d’un navire primitif et sombre. Elles étaient en flammes.”

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